26e sondage du MHRC révèle la prévalence de la stigmatisation en santé mentale, des hommes luttant en silence

13 janvier 2026 – La 26e vague de recherches bimensuelles sur le suivi de la santé mentale menées par Pollara pour Recherches en santé mentale Canada (MHRC) révèle que la moitié des Canadiens déclarent consacrer du temps et des efforts à soutenir leur santé mentale. Cependant, bien que plusieurs participent à des activités qu’ils estiment bénéfiques pour leur bien-être, la stigmatisation et les défis liés à l’accessibilité continuent de limiter le soutien à certains groupes. Il est à noter que les hommes sont moins susceptibles de chercher du soutien, malgré des niveaux plus élevés de consommation de substances et d’idées suicidaires.

Cette dernière étude a également révélé que les personnes qui se sentent mal à l’aise de parler de leur santé mentale sont plus susceptibles de déclarer une anxiété modérée à sévère (23% contre 16%) et une dépression (39% contre 25%) que la moyenne nationale. Ceux qui ont des problèmes de santé mentale diagnostiqués, en particulier, sont moins à l’aise de parler de santé mentale, même s’ils sont plus susceptibles de rencontrer des difficultés de santé mentale.

Avec l’apparition de la pandémie de COVID-19 au printemps 2020, le MHRC a lancé cette série de sondages bimensuels – « Comprendre la santé mentale des Canadiens : à travers la COVID-19 et au-delà » – dédiée à mesurer, comprendre et suivre la santé mentale du pays. Hier, le MHRC a publié les résultats de son 26e sondage de la série. Conçue, déployée et analysée par Pollara Strategic Insights au nom du MHRC, l’enquête nationale en ligne auprès de 4 207 Canadiens adultes a été réalisée du 1er au 18 novembre 2025. Un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de ±1,5 point de pourcentage, 19 fois sur 20. En utilisant des techniques statistiques standard, l’ensemble de données a été pondéré selon les données les plus récentes du recensement selon le genre, l’âge et la géographie afin de s’assurer que l’échantillon représente la population dans son ensemble.

En plus de nos questions de suivi habituelles concernant des facteurs clés de santé mentale comme la dépression et l’anxiété, cette vague a aussi exploré d’autres enjeux connexes. Voici quelques-unes des principales conclusions issues de l’étude :

  • La stigmatisation demeure forte : Environ 1 Canadiens sur 3 (31%) ayant un diagnostic de trouble mental se sent embarrassé ou embarrassé, ce qui montre que la stigmatisation envers la santé mentale et l’auto-culpabilité demeurent des enjeux majeurs.
  • Les hommes luttent souvent en silence : La dépendance aux substances est 3 à 4 fois plus élevée chez les jeunes hommes que chez la population générale.
  • Les hommes sont plus susceptibles de déclarer des idées suicidaires ou un plan suicidaire que les femmes : Et, malgré des taux plus élevés d’idées suicidaires, de plans suicidaires et de problèmes liés à la consommation de substances, les hommes sont moins enclins à chercher du soutien lorsqu’ils en ont besoin.
  • L’utilisation d’opioïdes reflète des défis complexes en santé mentale : Au cours des 12 derniers mois, 14% des Canadiens ont consommé des opioïdes. Ceux qui consomment des opioïdes rapportent des taux plus élevés de problèmes de santé mentale et de consommation de substances. Il est aussi important de noter que la douleur elle-même affecte la santé mentale, et que la plupart des usages d’opioïdes sont liés à la gestion de la douleur, un facteur essentiel pour comprendre cette relation. Un quart (25%) des Canadiens déclarent vivre avec des douleurs chroniques, associées à des taux plus élevés de problèmes de santé mentale et de consommation de substances. La gestion de la douleur implique souvent des médicaments ou des substances.

Ces résultats, ainsi que d’autres de cette dernière étude, sont présentés à la fois dans un rapport sommaire et dans un rapport complet – tous deux disponibles gratuitement à consulter et à télécharger sur le site web du MHRC. Une série de résumés de rechercheoffrant des explorations approfondies de sujets spécifiques (ex. les défis de santé mentale chez les jeunes, les nouveaux arrivants, les consommateurs de cannabis, etc.) sont également disponibles sur le site web du MHRC. De plus, le MHRC héberge un centre de données interactif géré par Pollara, qui permet aux Canadiens de rechercher, consulter et interagir avec les ensembles de données de suivi de toutes les vagues de cette série d’enquêtes en cours. Toutes les initiatives du MHRC peuvent également être cataloguées sur leur site web.

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