Une nouvelle enquête nationale pour Recherche en santé mentale Canada révèle des niveaux croissants d’anxiété et de dépression en raison de la crise de la COVID-19

Le 19 mai 2020 – Recherche en santé mentale Canada a récemment lancé son étude d’un an, « La santé mentale en crise : comment la COVID-19 a un impact sur les Canadiens », avec son premier sondage national auprès de plus de 1 800 adultes canadiens. L’objectif de ce programme de recherche – qui se poursuivra avec des sondages de suivi réguliers – est de générer des données solides qui aideront les décideurs, les gouvernements et les agents de prestation de services à adapter les programmes pour répondre aux besoins des Canadiens pendant la crise actuelle.

Menés pour le compte de MHRC par Pollara Strategic Insights, les résultats révèlent les perceptions du public de leur niveau d’anxiété et de dépression avant et pendant la crise actuelle. L’étude identifie les facteurs liés à la santé, à l’économie, à l’emploi et au mode de vie qui, selon les Canadiens, influent positivement et négativement sur leur santé mentale. Il tient également compte des augmentations déclarées de la consommation d’alcool, de cannabis et de drogues illégales.

Voici quelques-unes des conclusions de l’étude :

  • Les niveaux élevés d’anxiété ont quadruplé et les niveaux élevés de dépression ont doublé.
  • Les résidents du Canada atlantique et de l’Ontario ont déclaré les plus fortes augmentations d’anxiété (+28 % et +27 %, respectivement), les Prairies ayant enregistré la plus faible augmentation (+20 %). De même, les augmentations signalées des niveaux de dépression sont les plus élevées au Canada atlantique (+13 %) et en Ontario (+12 %) ; le Québec ayant déclaré la plus faible hausse (+5 %).
  • Près de la moitié des Canadiens ayant reçu un diagnostic de trouble anxieux (48 %) ou de dépression (45 %) ressentent les effets positifs de la communication avec leurs amis et leur famille, mais ressentent également les effets négatifs de l’auto-isolement (44 % des deux).
  • 57 % des Canadiens ayant reçu un diagnostic de trouble anxieux ou de dépression ont eu accès à des services de soutien en santé mentale avant l’éclosion. De ce nombre, 45 % ont actuellement accès à des mesures de soutien en santé mentale.
  • 57 % des Canadiens récemment sans emploi déclarent que leur santé mentale a été affectée négativement par la perte d’emploi.
  • Les Canadiens avec enfants sont beaucoup plus susceptibles de déclarer que les interactions avec les membres de leur famille dans leur ménage ont une incidence positive sur leur santé mentale (46 %) que ceux sans enfants (26 %).
  • Les Canadiens signalent une augmentation de la consommation d’alcool et de cannabis depuis l’éclosion, mais estiment que l’impact sur leur santé mentale est relativement neutre à ce stade.
  • Les Canadiens ayant des enfants de moins de 18 ans sont plus susceptibles d’augmenter leur consommation d’alcool (36 %) et de drogues illégales (25 %) depuis l’éclosion que ceux qui n’en ont pas (25 % et 13 %, respectivement). L’augmentation de la consommation de cannabis est à peu près la même dans les deux cohortes : celles qui ont des enfants (31 %) ; ceux qui n’en ont pas (29 %).

Téléchargez et lisez le rapport complet de cette enquête complète sur le site Web de la COMMISSION.

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