Un nouveau sondage de l’ACSM ontario révèle que la majorité des Ontariens croient que la crise de santé mentale suivra la COVID-19

Toronto, le 11 mai 2020 – Sept Ontariennes et Ontariens sur 10 (69 pour cent) croient que la province se dirige vers une « grave crise de santé mentale » alors qu’elle émerge de cette pandémie et près de huit sur 10 (77 pour cent) affirment que davantage de soutiens en santé mentale seront nécessaires pour aider la société, selon de nouveaux résultats de sondage publiés aujourd’hui.

Ces données proviennent du premier des trois sondages menés par Pollara Strategic Insights pour le compte de l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM), Division de l’Ontario.

L’ACSM Ontario cherche à évaluer comment les perceptions des Ontariennes et Des Ontariens à l’égard de leur santé mentale changent à mesure qu’ils sortent de la pandémie. Deux autres enquêtes suivront au cours des prochains mois, alors que les restrictions se relâchent autour de la COVID-19 et que l’économie continue de rouvrir.

Les recherches de Pollara montrent que 79 pour cent des habitants de la province s’inquiètent de ce à quoi ressemblera l’avenir une fois l’épidémie terminée, 87 pour cent s’inquiètent de l’impact sur la génération plus âgée et 71 pour cent s’inquiètent de la jeune génération.

Presque tout le monde (90 pour cent) est préoccupé par les répercussions de la COVID-19 sur l’économie et 69 pour cent des Ontariens sont préoccupés par l’impact de l’épidémie sur leurs finances personnelles.

L’une des constatations à noter est que, bien que 67 pour cent des Ontariens s’inquiètent des répercussions sur la santé mentale de leur famille et de leurs amis, moins d’Ontariennes et d’Ontariens – 53 pour cent – sont préoccupés par leur propre santé mentale.

« La stigmatisation joue probablement un rôle dans cette autodéclaration en ce sens qu’il est beaucoup plus facile pour les Ontariennes et Ontariens d’admettre qu’ils se préoccupent de leur santé physique ou d’autres personnes que de leur propre santé mentale », a déclaré Camille Quenneville, chef de la direction de l’ACSM Ontario.

« Cela peut expliquer pourquoi, malgré les sentiments négatifs qui prévalent, plus de gens en Ontario se déclarent préoccupés par leur santé [39 per cent] physique que ceux qui expriment des préoccupations à l’égard de leur santé [23 per cent]mentale », a-t-elle déclaré.

« Nous attendons avec impatience les prochaines phases de cette recherche afin de mieux comprendre comment la pandémie a touché notre province et comment nous pouvons aller de l’avant pour aider les Ontariennes et Ontariens à s’attaquer aux problèmes de santé mentale et de toxicomanie, a déclaré M. Quenneville.

La recherche en ligne de Pollara auprès de 1 001 résidents de l’Ontario de plus de 18 ans a été menée du 16 au 23 avril. Il comporte une marge d’erreur de ± de 3,1 %, 19 fois sur 20.

Autres constatations :

  • Les trois cinquièmes (58 pour cent) croient que la santé mentale d’eux-mêmes, ceux de leur ménage (55 pour cent) et les amis et la famille à l’extérieur de leur ménage (59 pour cent) sont affectés négativement par la pandémie.
  • Les gens sont plus susceptibles de penser que leur santé mentale (36 pour cent) s’est détériorée que leur santé physique (26 pour cent) pendant l’épidémie de coronavirus.
  • Le quart (23 pour cent) des Ontariens consomment plus de substances comme l’alcool, le tabac ou le cannabis. Parmi ceux qui consomment ces substances, 29 pour cent ont changé l’heure de la journée où ils consomment.
  • Les choses que nous recommandons pour rester en bonne santé mentale en prennent un coup. Par exemple, 36 pour cent des Ontariens disent que leur alimentation s’est détériorée, tandis que 48 pour cent disent que les habitudes d’exercice se sont détériorées.
  • Bien qu’ils essaient de faire une routine quotidienne, 59 pour cent ont du mal à être productifs en auto-isolement. C’est le cas de ceux qui sont actuellement employés et de ceux qui ne travaillent pas.
  • Huit pour cent ont eu à traiter avec eux-mêmes ou avec des amis et des membres de leur famille testés positifs, ou ont perdu un ami, un ami ou un membre de la famille à la suite du virus.
  • 69 pour cent des Ontariens sont préoccupés par la détection du virus, tandis que 70 pour cent sont préoccupés par la perte de leur famille ou de leurs amis à cause de la COVID-19.
  • 40 pour cent des répondants ou d’un membre de la famille immédiate ont perdu des heures de travail ou un salaire, tandis que près du tiers (28 pour cent) ont été mis à pied.
  • 65 pour cent sont préoccupés par l’impact sur l’éducation des élèves.

À propos de l’Association canadienne pour la santé mentale, Ontario

L’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM), en Ontario, est un organisme de bienfaisance sans but lucratif. Nous travaillons à améliorer la vie de tous les Ontariens et Ontariennes grâce au leadership, à la collaboration et à la poursuite continue de l’excellence dans les services communautaires de santé mentale et de lutte contre les dépendances. Notre vision est une société qui embrasse et investit dans la santé mentale de toutes les personnes. Nous sommes un conseiller de confiance du gouvernement, contribuant au développement des systèmes de santé par la formulation de politiques et de recommandations qui favorisent la santé mentale positive. Nos 28 succursales locales de l’ACSM, ainsi que les fournisseurs de services communautaires de santé mentale et de lutte contre les dépendances de toute la province, desservent environ 500 000 Ontariennes et Ontariens chaque année.

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec votre succursale locale de l’ACSM, visitez le site Web de l’ACSM Ontario ou communiquez avec :

Justin Dickie
Agente des communications
Association canadienne pour la santé mentale, Ontario
T : 416-977-5580, poste 4175
E : jdickie@ontario.cmha.ca

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