Le 28 avril 2022 – Une nouvelle étude de Pollara Strategic Insights, menée pour le compte du Réseau canadien d’action en biotechnologie (CBAN), révèle que la plupart des Canadiens appuient l’étiquetage obligatoire des aliments génétiquement modifiés et des produits alimentaires contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM), et que le public s’oppose par une marge de près de 2 contre 1 à une proposition visant à permettre aux entreprises alimentaires de mener leurs propres évaluations de l’innocuité des aliments génétiquement modifiés produits par l’édition génétique.
L’étude a révélé que près de la moitié (47 %) des Canadiens se sentaient bien informés sur les OGM avant de participer à l’enquête. Cependant, seulement 6 % se sentaient très bien informés, tandis que quatre personnes sur dix (41 %) se sentaient plutôt bien informées.
De même, un peu plus de la moitié (54 %) des Canadiens se sont dits préoccupés par l’innocuité des aliments génétiquement modifiés et des produits alimentaires qui contiennent des OGM, bien que cette préoccupation soit plus susceptible d’être modérée (37 %) qu’intense (17 %).
Après s’être fait présenter des arguments pour et contre l’étiquetage des aliments génétiquement modifiés (c.-à-d. « laisser les consommateurs prendre des décisions éclairées » plutôt que « les étiquettes pourraient faire croire aux consommateurs inconnaissables que les aliments sont dangereux »), plus des deux tiers des Canadiens (68 %) ont exprimé leur appui à ce que le gouvernement fédéral rende obligatoire l’étiquetage des entreprises alimentaires si leurs aliments sont génétiquement modifiés ou contiennent des OGM. Seulement 7 % s’y opposaient, 18 % étaient ambivalents et 6 % n’étaient pas sûrs.
Après avoir informé les répondants de la proposition de Santé Canada de permettre aux entreprises alimentaires d’évaluer l’innocuité de certains aliments génétiquement produits par l’édition de gènes – un processus par lequel les gènes végétaux sont supprimés ou modifiés, mais où aucun ADN étranger n’est introduit – près de la moitié (46 %) des Canadiens ont exprimé leur opposition, préférant que Santé Canada effectue ces évaluations de l’innocuité. Comparativement, le quart (24 %) appuyaient la proposition de Santé Canada. Deux sur dix étaient ambivalents (19 %) et 11 % étaient incertains.
Ce sont les conclusions d’une étude de recherche sur l’opinion publique menée par Pollara Strategic Insights pour le compte du Réseau canadien d’action biotechnologie (CBAN) du 21 au 24 avril 2022. Pollara Strategic Insights a mené un sondage en ligne auprès d’un échantillon fiable et sélectionné au hasard de N = 1 517 Canadiens adultes. Les sondages en ligne ne permettent pas l’attribution d’une marge d’erreur. Un échantillon probabiliste de cette taille et de ce plan comporterait une marge d’erreur de +/- 2,5, 19 fois sur 20. L’ensemble de données a été pondéré à l’aide de techniques statistiques normalisées pour s’assurer que l’échantillon reflète fidèlement le sexe, l’âge et la répartition provinciale de la population canadienne adulte selon le plus récent recensement.
Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter le communiqué de presse du CBAN et les tableaux de données.