Les médecins québécois s’opposent au projet de loi 2 de Legault, mais quelle est la position des électeurs?

17 novembre 2025 – La plus récente chronique du conseiller principal de Pollara, André Turcotte, dans The Hub , se concentre sur le Québec et un nouveau sondage Pollara Strategic Insights qui explore les enjeux tumultueux et le terrain politique qui s’y trouvent.

Il constate que tout ne va pas bien à La Belle Province. L’humeur publique s’assombrit, le ton devient plus fragile, et la confiance qui soutenait autrefois les institutions de la province commence à s’effriter. Du transport en commun paralysé et des voies navigables touchées par la sécheresse à un secteur public de plus en plus fracturé et à un système de santé démoralisé, le Québec se trouve à un carrefour.

Sur aucun plan politique, le leadership du premier ministre Legault n’a été aussi sévèrement mis à l’épreuve que celui que les Québécois chérissent le plus : les soins de santé. Le projet de loi 2 de son gouvernement pourrait bien définir son héritage, pour le meilleur ou pour le pire. Présentée comme une mesure pratique pour améliorer l’accès aux médecins de famille – en liant une partie de la rémunération des médecins à des objectifs de performance, avec des sanctions pour ceux qui ne respectent pas les normes d’accès – elle a déclenché un retour de bâton d’une intensité extraordinaire. Les fédérations des médecins l’ont dénoncé comme punitif, démoralisant et contre-productif. Les étudiants en médecine des quatre universités ont voté en faveur de la grève. Des milliers de médecins se mobilisent pour une manifestation de masse à Montréal. Pour beaucoup, le projet de loi 2 symbolise un gouvernement qui a perdu son oreille; un univers qui ne persuade plus, mais impose.

Les résultats d’une nouvelle étude Pollara, publiée exclusivement par The Hub, en témoignent. Les Québécois sont presque également divisés sur cette question, avec une faible majorité opposée à la législation et quatre sur dix qui y sont favorables. Cependant, la ligne supérieure cache un paysage de fractures. Chez les jeunes Québécois âgés de 18 à 34 ans, l’opposition représente près des deux tiers, reflétant l’aliénation générationnelle et la vulnérabilité économique. Ce sont des citoyens élevés dans la rareté — du logement, de la nourriture abordable, de l’accès aux médecins de famille — et ils interprètent le projet de loi 2 comme un autre cas de discipline gouvernementale déguisée en réforme.

Chez les personnes âgées de 35 à 54 ans, le scepticisme persiste : cette génération sandwich porte à la fois des fardeaux économiques et familiaux, et ses membres voient peu de preuves que lier les salaires aux quotas raccourcira les délais d’attente ou reconstruira la confiance. Les Québécois plus âgés, en revanche, sont plus divisés. Certains applaudissent la poussée à la reddition de comptes, rappelant des périodes où le gouvernement était décisif et où le système fonctionnait. D’autres, fatigués des réorganisations sans fin, craignent que la coercition ne fasse que chasser complètement les médecins du système public.

Les divisions s’étendent aussi selon les questions de genre et régionales.

Pour lire la chronique et voir les résultats complets de l’enquête Pollara, visitez The Hub.

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