Recherche en santé mentale Canada publie un rapport historique sur la santé mentale des jeunes

Mardi 15 octobre 2024 – Recherche en santé mentale Canada a récemment publié un rapport spécial historique intitulé Une génération à risque : L’état de la santé mentale des jeunes au Canada. Cela fait au moins cinq ans que les Canadiens ont reçu un rapport national sur la santé mentale des jeunes – plus longtemps, voire jamais, depuis que nous avons vu un rapport de cette ampleur, de cette profondeur, de cet historique et de ce caractère normatif. Le présent rapport examine la santé mentale des jeunes en raison de multiples variables, y compris l’origine ethnique et l’identité de genre, et les expériences vécues avec un système de santé mentale décousu. Avec la contribution d’organismes canadiens de santé mentale de premier plan, Recherche en santé mentale Canada (CRH) s’appuie sur la recherche menée en leur nom par l’équipe de Pollara Strategic Insights ainsi que sur des données historiques pour examiner en profondeur l’état de la santé mentale des jeunes. Les résultats soulignent la reconnaissance collective de l’urgence d’améliorer le soutien et de faire mieux pour nos jeunes, la génération à risque.

La santé mentale des enfants et des jeunes est en déclin depuis de nombreuses années, tant au Canada que dans le monde. La baisse importante observée au Canada comprend l’augmentation des taux d’anxiété, de dépression et d’idées suicidaires. Les données mettent en évidence une tendance inquiétante qui s’aggrave, en particulier parmi les groupes marginalisés, tels que les communautés 2SLGBTQ+, les nouveaux arrivants, les jeunes Noirs et autochtones.

Au Canada, 19 % de la population des jeunes a eu accès à du soutien en santé mentale au cours de la dernière année, et 9 % ont eu besoin d’aide, mais n’y ont pas eu accès. Selon une étude de Pollara menée pour le compte de la COMMISSION, les jeunes et les jeunes Canadiens sont 50 % plus susceptibles d’accéder à des services de santé mentale et 250 % plus susceptibles d’avoir besoin de services, mais pas d’y avoir accès, comparativement à d’autres groupes d’âge. Il est temps de faire face aux chiffres difficiles : au Canada, nous avons plus de 1,25 million de jeunes qui ont besoin de soutien en santé mentale – dont environ 550 000 reçoivent de l’aide, alors que 720 000 ne le font pas.

Les problèmes de santé mentale ne sont pas discriminatoires — ils ont une incidence sur les jeunes de tous les âges, de toutes les cultures et de tous les milieux socioéconomiques. Toutefois, le besoin d’aide, les obstacles à l’accès et les types de services requis varient d’une population à l’autre. Les jeunes femmes, 2SLGBTQI+, les jeunes Autochtones et les nouveaux arrivants ont des taux plus élevés de besoins en matière de soutien en santé mentale. Par exemple, les jeunes Noirs sont moins susceptibles d’utiliser les services financés par l’État, comptant souvent plutôt sur des ressources communautaires, tandis que l’accès aux services privés est plus courant chez ceux qui ont une couverture d’avantages sociaux collectifs ou les moyens financiers de s’en procurer.

Les études qui mettent l’accent sur les indicateurs de stigmatisation montrent des progrès importants – les jeunes sont de plus en plus ouverts à parler de santé mentale, en particulier avec leurs pairs. Les attitudes préjudiciables à l’égard des personnes ayant des problèmes de santé mentale sont également faibles chez les jeunes. Il y a un changement générationnel clair dans la façon dont les jeunes perçoivent le contenu en santé mentale et s’y engagent. Ce changement est en partie attribuable au fait que les organismes canadiens de santé mentale appuient ce rapport, qui ont contribué à réduire la stigmatisation et à favoriser des conversations plus ouvertes sur ce sujet.

Pour plus de détails et d’informations, veuillez lire le rapport complet, disponible sur le site Web de la COMMISSION.

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