À la recherche de la « classe moyenne » du Canada, Vague 4 (2018)

20 septembre 2018 — Au Canada, les termes et les catégories fondés sur la classe, comme « La classe moyenne », sont difficiles à définir. En effet, de nombreux débats ont porté sur cette définition insaisissable – ainsi que sur la question de savoir si l’utilisation du terme est même appropriée ou utile dans le contexte canadien et nord-américain. Néanmoins, à une époque où les dirigeants politiques de partout au pays et sur le continent font souvent référence à l’aide à la « classe moyenne », il est important d’identifier les Canadiens qui se sentent de la classe moyenne – car ils sont le public de ces appels.

Notre étude révèle qu’au niveau « instinctif », les trois quarts (76 %) des Canadiens s’identifient modérément ou fortement à la classe moyenne. Pourtant, lorsqu’ils sont forcés de choisir leur « classe » parmi une hiérarchie de 4 catégories, moins de la moitié (43 %) des Canadiens déclarent cette identification de classe. Ainsi, les références générales et les appels à la classe moyenne trouveront un auditoire parmi la plupart des Canadiens. Toutefois, si la discussion se transforme en un examen détaillé de l’identité de classe, une proportion importante de Canadiens se sentiront exclus de ces appels.

  • Bien qu’un peu moins de la moitié (48 %) des Canadiens soient optimistes quant à l’avenir de la classe moyenne, la confiance dans la mobilité sociale personnelle (57 %) et descendante (68 %) demeure assez élevée. Cependant, les Canadiens qui s’identifient comme pauvres (39 %) sont beaucoup moins susceptibles d’avoir confiance en leur mobilité sociale personnelle que ceux qui s’identifient comme membres de la classe ouvrière (61 %) ou de la classe moyenne (61 %).

En plus d’évaluer comment le terme « classe moyenne » résonne avec les Canadiens, notre étude explore également les points de vue du public sur leur fortune personnelle actuelle et à long terme et leur statut générationnel comparatif. Dans l’ensemble, nous avons constaté que les Canadiens se sentent moins positifs à l’égard de leur situation financière personnelle. Comparativement à 2017, moins de Canadiens se sentent en sécurité financière (10 % ; -8) ou disent qu’ils vont de l’avant avec une certaine épargne (35 % ; -5), tandis qu’une majorité disent qu’ils se contentent de se passer d’épargne (45 % ; +10) ou de prendre du retard sur leurs dépenses mensuelles (10 % ; +3).

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