Le 16 novembre 2020 – Recherche en santé mentale Canada (CRH) a récemment publié les résultats de la troisième étude de sa série d’enquêtes d’un an consacrée au suivi et à l’exploration de l’impact de la pandémie de COVID-19 sur la santé mentale des Canadiens. Les études précédentes du MHRC ont été menées en avril et août 2020.
Parmi les principales conclusions de ce dernier sondage, les Canadiens signalent que passer du temps à l’extérieur (39 %) a un effet plus positif sur leur santé mentale que toute autre activité. Cela peut soulever la question suivante : comment le temps hivernal et un autre confinement possible affecteront-ils les Canadiens et leur bien-être mental ?
Voici d’autres constatations importantes de cette étude :
- L’anxiété et la dépression autoévaluées ont augmenté de façon spectaculaire lorsque la pandémie a commencé, mais les taux demeurent relativement stables malgré l’évolution du nombre de cas de COVID-19 et des restrictions dans l’ensemble du Canada. Les niveaux d’anxiété et de dépression sont encore, respectivement, quatre fois et deux fois les niveaux d’avant la pandémie. (L’étude du MHRC valide les scores de santé mentale autoévalués à l’aide de l’échelle de détresse psychologique de Kessler.) À la suite de l’éclosion de COVID-19, la proportion de Canadiens ayant déclaré des niveaux élevés d’anxiété est passée de 5 % à 20 %. Au fil du temps, 21% disent toujours qu’ils ont une anxiété élevée. La proportion de Canadiens ayant déclaré une dépression élevée a doublé à la suite de l’éclosion de COVID (12 %) et demeure à ce niveau.
- Les Canadiens qui ont indiqué un faible degré d’adhésion à la réglementation sur la COVID-19 signalent un degré élevé d’anxiété et surtout de dépression par rapport à ceux qui adhèrent activement à ces règlements. Les Canadiens qui n’adhèrent pas déclarent également un degré plus élevé de santé mentale négative en raison du ralentissement économique résultant de la COVID-19 (56 % comparativement à une réponse globale de 44 %). Ce groupe indique que le principal moteur de leur santé mentale négative est les préoccupations économiques.
- Les autres cohortes qui déclarent des niveaux élevés d’anxiété et de dépression comprennent les jeunes âgés de 18 à 34 ans et les travailleurs de la santé.
Ce ne sont là que quelques-uns des résultats de ce dernier sondage, fondé sur un sondage en ligne mené auprès d’un échantillon fiable et sélectionné au hasard de N = 2 004 Canadiens adultes du 22 au 28 octobre 2020. Au nom de MHRC, Pollara Strategic Insights a conçu, mené et analysé les résultats de cette enquête et des enquêtes précédentes de cette série en cours. La prochaine enquête de cette série sera menée en décembre.
Veuillez visiter le site Web de la COMMISSION pour télécharger le rapport complet des résultats de l’enquête.