LE CLIMAT ÉCONOMIQUE CANADIEN SE REDRESSE ENFIN POUR ATTEINDRE LES NIVEAUX D’AVANT LA RÉCESSION DE 2008

21 janvier 2018 — Les Canadiens estiment que l’économie du pays ne s’est pas remise de la récession chaque année depuis 2008 dans l’étude annuelle sur les perspectives économiques de Pollara Strategic Insights – jusqu’à présent. Cependant, le sommet national de 10 ans dans le sentiment masque les disparités régionales.

La vague actuelle de l’étude, menée en décembre 2017, révèle que la moitié (50 %) des Canadiens estiment enfin que l’économie est en période de croissance, ce qui constitue une augmentation importante de 16 points de pourcentage par rapport à l’an dernier. Notamment, seulement un tiers (35%) estiment que le pays est en récession, une baisse majeure de 22 points par rapport à l’année dernière.

  • Les exceptions sont la majorité des résidents de la Saskatchewan (57 %) et de l’Alberta (56 %) qui sentent que le Canada est en récession. La majorité des résidents de l’Ontario (55 %) et du Québec (56 %) sentait que l’économie était en croissance. Les résidents de la Colombie-Britannique (croissance de 48 % par rapport à une récession de 33 %) et du Manitoba (46 % contre 35 %) sont plus susceptibles de penser que l’économie est en croissance, tandis que le Canada atlantique est divisé (42 % contre 41 %).

Ce sont les résultats de la23e vague de l’étude sur les perspectives économiques de Pollara Strategic Insights , l’étude définitive et la plus ancienne du Canada sur les perceptions du public à l’égard de l’économie et de ses propres finances personnelles. Le sondage en ligne a été mené du 11 au 18 décembre 2017 auprès d’un échantillon aléatoire de 1 207 adultes canadiens. À titre indicatif, un échantillon probabiliste de cette taille comporte une marge d’erreur de ±2,8 %, 19 fois sur 20. La marge d’erreur est plus grande pour les sous-segments.

ASSOCIATIONS ÉMOTIONNELLES

Dans l’ensemble, selon l’indice émotionnel de Pollara, l’économie a tendance à susciter plus d’émotions négatives que positives, mais la tendance de l’année dernière vers un climat économique plus positif se poursuit. Plus de la moitié (56 %) des Canadiens ressentent au moins une émotion négative à l’égard de l’économie (-7 depuis l’an dernier ; -16 depuis deux ans) et 44 % ressentent au moins une émotion positive (+3 ; +7). L’émotion négative la plus répandue est l’inquiétude (38 %) et l’émotion positive la plus répandue est l’optimisme (28 %).

LES ATTENTES À L’ÉGARD DE L’ÉCONOMIE CANADIENNE S’AMÉLIORENT

Les Canadiens ne savent pas exactement à quoi s’attendre pour l’économie en 2018, car un tiers (36 %) s’attendent à ce qu’elle ne s’améliore ni ne diminue, et un quart (27 %) s’attendent à ce qu’elle s’améliore (en hausse de 5 % par rapport à l’année précédente). Un autre trimestre (26 %) s’attend à ce que l’économie baisse, et 12 % ne sont pas sûrs.

De même, un quart (27 % ; +4) des Canadiens s’attendent également à ce que la situation de l’emploi au pays s’améliore en 2018, et 38 % s’attendent à ce qu’elle demeure la même. Seulement un quart (23%) s’attendent à ce que la situation s’aggrave, et 11% ne sont pas sûrs.

LES ATTENTES À L’ÉGARD DE L’ÉCONOMIE AMÉRICAINE SONT SOMBRES

Le contexte international est important, car l’herbe semble plus verte au nord du 49e parallèle pour les Canadiens. Il y a un optimisme économique accru au Canada, tandis que le public fait également état d’un pessimisme accru à l’égard de l’économie américaine dans le Sud. Notamment, seulement 19 % (-8 par rapport à l’an dernier) s’attendent à ce que l’économie américaine s’améliore, tandis que quatre personnes sur dix (43 %) s’attendent à ce que la situation se détériore. Deux personnes sur dix (22 %) s’attendent à ce qu’il reste le même, et 16 % ne sont pas sûrs.

SITUATION FINANCIÈRE PERSONNELLE POSITIVE, MAIS QUI S’AGGRAVE

Bien que les points de vue des Canadiens sur l’économie se soient considérablement améliorés, les perceptions et les attentes à l’égard de leurs propres finances personnelles sont légèrement plus négatives qu’à l’an dernier. Néanmoins, les Canadiens ont une opinion plus positive que négative de leur situation financière personnelle. Lorsqu’on considère leurs propres finances, la moitié (53 % ; -3) disent qu’ils tiennent bon et deux sur dix (21 % ; -7) disent qu’ils vont de l’avant. Un quart (24 % ; +4) perdent du terrain.

  • Les résidents de la Colombie-Britannique (32 %) et de la Saskatchewan (31 %) étaient les plus susceptibles de perdre du terrain, tandis que les résidents de l’Ontario (25 %), du Manitoba (23 %) et du Québec (21 %) étaient les plus susceptibles d’aller de l’avant.

Dans l’ensemble, selon l’indice émotionnel de Pollara, la situation financière personnelle des Canadiens suscite plus d’émotions positives que négatives, six Canadiens sur dix (62 % ; -3 par rapport à l’an dernier) ressentant au moins une émotion positive au sujet de leurs finances personnelles et 49 % ressentant au moins une émotion négative (+1). Les émotions positives les plus répandues sont le calme (38 %), la confiance (35 %) et l’optimisme (34 %), tandis que l’émotion négative la plus répandue est l’inquiétude (33 %).

POINTS DE VUE DANS LE CONTEXTE DE L’ALENA

Cette vague de l’étude sur les Perspectives économiques comprenait des questions sur les pourparlers actuels de l’ALENA entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. (Voir notre site Web pour la publication séparée sur ces résultats.) Au cours de notre analyse des données de l’étude, nous avons constaté une corrélation entre les Canadiens qui estiment que l’ALENA a été mauvais pour l’économie (14 %) et ceux qui sont plus susceptibles de déclarer des évaluations négatives de l’économie et de leur situation financière.

Par exemple:

  • Les deux tiers (66 %) des Canadiens qui estiment que l’ALENA est bon pour l’économie nationale disent que nous sommes dans une période de croissance, tandis qu’une majorité (55 %) de ceux qui estiment que l’ALENA est mauvais pour l’économie disent que nous sommes en récession.
  • Trois Canadiens sur dix (29 %) qui estiment que l’ALENA est bon pour l’économie nationale disent qu’ils vont de l’avant financièrement, tandis que 19 % disent qu’ils perdent du terrain. L’inverse est vrai pour ceux qui estiment que l’ALENA est mauvais pour l’économie : 18 % disent aller de l’avant et près de quatre sur dix (37 %) disent perdre du terrain. De même, 60 % de ceux qui estiment que l’économie est en croissance affirment que l’ALENA est bon pour le Canada, comparativement à seulement 37 % de ceux qui disent que nous sommes en récession.

Ces résultats soulèvent la question de savoir si la cohorte négative de Canadiens de l’ALENA a subi des répercussions réelles ou perçues sur leurs moyens de subsistance financiers en raison de l’accord de libre-échange. Quoi qu’il en soit, cette cohorte est nettement plus susceptible de se trouver parmi les tranches de faible revenu et de scolarité du Canada. Près de quatre Canadiens sur dix (38 %) Les Canadiens négatifs à l’ALENA déclarent un revenu du ménage de 50 000 $ ou moins, comparativement à moins du quart (23 %) des Canadiens positifs à l’ALENA. De même, les Canadiens négatifs à l’ALENA sont beaucoup plus susceptibles de détenir des études collégiales ou techniques (40 %) que les Canadiens favorables à l’ALENA (27 %), et beaucoup moins susceptibles d’être titulaires d’un diplôme universitaire (40 % par rapport à 59 %).

Pour en savoir plus, téléchargez les Perspectives économiques 2018 de Pollara.

Inscrivez-vous à notre newsletter pour rester à jour sur nos dernières idées.

Dernières nouvelles

Suivez-nous

Inscrivez-vous à notre newsletter

Recevez une notification lorsque nous publions nos dernières conclusions