Le 18 novembre 2024 – Aujourd’hui, Craig Worden , président et directeur de l’innovation de Pollara, a présenté les résultats d’une nouvelle étude de Pollara Strategic Insights sur la discrimination lors de la première session du Sommet sur l’inclusion dans les services financiers 2024. L’étude révèle l’incidence de l’embauche et de la discrimination en milieu de travail au Canada, les types de discrimination subis, qui est touché et comment elle les a touchés.
Lorsqu’ils postulent ou qu’ils font une entrevue pour un emploi, trois Canadiens sur dix (31 %) déclarent avoir peut-être ou définitivement subi des répercussions négatives de préjugés ou de discrimination. En milieu de travail, un tiers (34 %) des Canadiens déclarent avoir peut-être ou définitivement subi des répercussions négatives de préjugés ou de discrimination.
- Bien que les femmes signalent des niveaux de préjugés ou de discrimination semblables à ceux des hommes au cours du processus de demande, elles sont plus susceptibles de signaler de la discrimination en milieu de travail (37 % pour les femmes par rapport à 31 % pour les hommes).
- Les jeunes Canadiens signalent des taux plus élevés de discrimination sur les deux fronts, 43 % d’entre eux ayant été victimes de discrimination pendant les demandes d’emploi et en milieu de travail.
- Les groupes minoritaires sont également confrontés à des niveaux élevés de discrimination, 54 %–60% des immigrants du passé de 10 ans, des personnes racialisées et des répondants de LGBTQ2SIA ans et plus ayant été victimes de discrimination à la fois en matière d’embauche et en milieu de travail. Les Canadiens d’origine autochtone, de confession non chrétienne ou ayant une incapacité physique ou mentale surévaluent également les expériences de discrimination, en particulier en milieu de travail.
- Les Albertains sont les plus susceptibles de signaler l’embauche et la discrimination en milieu de travail, tandis que les résidents du Québec sont les moins susceptibles.
Parmi les Canadiens qui subissent des répercussions négatives de la discrimination, l’âge est – de loin – le type de discrimination en milieu de travail le plus déclaré, suivi du statut racialisé, de l’identité de genre et des incapacités physiques et mentales. Bien entendu, l’incidence de ces types de discrimination est influencée par la taille des sous-segments pertinents de la population.
- Les femmes sont plus susceptibles que les hommes d’être victimes de discrimination fondée sur le sexe et l’âge pendant le processus de demande et en milieu de travail.
- Les Canadiens âgés et – moins – ceux âgés de 18 à 34 ans font face à des taux plus élevés de discrimination fondée sur l’âge pendant le processus de demande et en milieu de travail, tandis que les 35 à 49 ans déclarent des niveaux plus faibles de discrimination.
- Les Canadiens qui sont membres de groupes minoritaires surévaluent les types de discrimination liés à leur identité et à leurs antécédents.
- Les Albertains sont plus susceptibles d’être victimes de discrimination à l’embauche et en milieu de travail fondée sur la race et la religion, ainsi que de discrimination fondée sur l’âge pendant le processus d’embauche. Les Canadiens atantiques signalent des niveaux plus élevés de discrimination fondée sur la religion pendant l’embauche et en milieu de travail.
Parmi les Canadiens qui subissent des répercussions négatives de la discrimination à l’embauche, l’impact le plus mentionné – et de loin – est de ne pas obtenir l’emploi. Parmi les Canadiens qui subissent des répercussions négatives de la discrimination en milieu de travail, les principales répercussions mentionnées sont la dévalorisation de l’expérience professionnelle, l’accès limité aux promotions et aux possibilités, et la rémunération injuste.
- Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de signaler un comportement inapproprié de l’intervieweur, une rémunération injuste et des diplômes dévalorisés au cours du processus de demande, ainsi qu’une expérience professionnelle dévalorisée, un accès limité aux promotions et une rémunération injuste en milieu de travail.
- Les Canadiens qui sont des immigrants de plus de 10 ans, racialisés et qui suivent des religions non chrétiennes signalent des niveaux plus élevés d’impacts négatifs pendant le processus de demande et en milieu de travail. Les répercussions les plus courantes dans ces cohortes comprennent la dévalorisation des diplômes d’études, la rémunération insuffisante pour les responsabilités, le faible titre de poste et la rémunération injuste.
- Les Canadiens qui sont des immigrants de plus de 10 ans sont également beaucoup plus susceptibles de déclarer des taux plus élevés de rejet de demande sans entrevue.
- Les Canadiens qui sont LGBTQ2SIA+, qui suivent des religions non chrétiennes et qui ont une incapacité physique ou mentale sont plus susceptibles de signaler des questions ou un comportement inappropriés de l’intervieweur, un manque de mesures d’adaptation pour les besoins spéciaux.
- Les Canadiens qui sont LGBTQ2SIA sont également plus susceptibles de déclarer l’évitement social en milieu de travail.
Afin de saisir ces données, Pollara a sondé un échantillon fiable et aléatoire de N = 1 500 adultes (18 ans et plus) Canadiens du 11 au 19 septembre 2024. Les sondages par panel de recherche en ligne ne peuvent pas se voir attribuer officiellement une marge d’erreur, mais – à des fins de comparaison – un échantillon probabiliste de cette taille comporte une marge d’erreur de + 2,5 %, 19 fois sur 20. L’ensemble de données a été pondéré en fonction du sexe, de l’âge et de la répartition géographique de la population adulte du Canada selon le plus récent recensement. Pollara Strategic Insights est membre du Conseil canadien des perspectives de la recherche (CRIC), et cette recherche a été menée conformément aux normes du CRIC.
Pour plus d’informations sur cette étude, veuillez lire notre rapport.