Le 7 décembre 2020 – Au cours de la 6e et dernière vague de À la recherche de la classe moyenne : identité de classe et stabilité financière chez les Canadiens, Pollara a constaté une amélioration notable des sentiments et des perceptions des Canadiens à l’égard de leur identité de classe et, en particulier, de la stabilité financière par rapport à 2019. Il y a une perspective plus positive émergeant parmi le public, s’alignant presque sur la positivité observée en 2017.
La plupart (76 %) Les Canadiens continuent de se sentir de la classe moyenne au niveau « instinctif ». De plus, la confiance dans la mobilité sociale est forte et nettement améliorée. Deux Canadiens sur trois (66 %) Les Canadiens sont convaincus qu’ils peuvent être de la classe moyenne ou plus grâce au travail acharné, mais les parents sont beaucoup plus optimistes quant à l’avenir de leurs enfants (79 %). Bien que seulement la moitié (53 %) du public soit optimiste quant à l’avenir de la classe moyenne, il s’agit du plus haut niveau d’optimisme que nous ayons enregistré depuis le début de cette étude en 2014.
Une tendance positive est également observée chez les Canadiens dans leur situation financière personnelle – un plus grand nombre d’entre eux se sentent en sécurité financière (12 % ; +4) ou déclarent qu’ils vont de l’avant avec des économies (41 % ; +10), tandis que moins d’entre eux disent qu’ils prennent du retard sur leurs dépenses mensuelles (8 % ; -7) ou se contentent de s’en sortir sans épargne (39 % ; -7). En effet, comparativement à 2019, moins de Canadiens estiment que leur situation financière (43 % ; -7) et leur qualité de vie (38 % ; -9) ont diminué ou qu’ils ont de la difficulté à joindre les deux bouts (35 % ; -14). Néanmoins, une légère majorité de Canadiens continuent d’avoir l’impression que leur revenu n’a pas suivi le rythme de leur coût de la vie – bien que, encore une fois, beaucoup moins se sentent de cette façon par rapport aux années précédentes (56 % ; -11 de 2019 ; -22 de 2018).
- L’amélioration du sentiment de stabilité financière personnelle des Canadiens peut d’abord sembler contre-intuitive, compte tenu des difficultés que présente la pandémie de COVID-19. Cependant, des facteurs liés à la pandémie peuvent avoir contribué à cette amélioration de l’opinion publique chez de nombreux Canadiens. Plus précisément, les restrictions liées à la COVID-19 ont forcé de nombreux Canadiens à réduire leurs dépenses de consommation en produits de luxe, en loisirs et en loisirs, en vacances et plus encore, ce qui a entraîné des taux d’épargne plus élevés pour de nombreux ménages (mais pas tous). En effet, BMO Marchés des capitaux a récemment annoncé que les ménages canadiens ont actuellement des économies de plus de 150 milliards de dollars. De plus, le gouvernement fédéral a fourni un soutien du revenu sans précédent aux Canadiens par l’entremise de programmes comme la PCU et la PCU.
Cependant, de nombreux Canadiens ont également fait face à une augmentation de leurs revenus et à une instabilité d’emploi en raison de la COVID-19. Depuis l’éclosion, une personne sur dix s’est vue (13 %) ou un membre de sa famille (10 %) perdre des heures de travail ou un salaire, et environ une personne sur seize a déclaré avoir perdu son emploi (6 %) ou quelqu’un d’autre dans le ménage (6 %). Deux Canadiens de plus sur dix estiment qu’il est probable qu’eux-mêmes ou un membre de leur ménage perdront des heures de travail ou paieront ou seront mis à pied en raison de la pandémie.
La moitié (48 %) disent que leur situation financière personnelle et leur qualité de vie ont diminué depuis l’éclosion, et un quart (26 %) disent que leur ménage a maintenant de nouvelles dettes ou plus en raison de la pandémie. Parmi ceux qui estiment que leur situation financière s’est détériorée, seulement un sur dix (11%) s’attend à ce qu’il revienne aux niveaux d’avant COVID ou mieux en moins d’un an, tandis que la plupart pensent que cela prendra entre 1 et 4 ans. Ces constatations s’harmonisent avec les données récemment publiées par la Banque du Canada qui montrent que la tendance de longue date de la croissance de la dette des ménages au Canada dépassant le produit intérieur brut (PIB) a fortement augmenté au cours du premier semestre de 2020. Pourtant, des données récentes de Statistique Canada démontrent que la dette des Canadiens a diminué par rapport à leur revenu disponible par rapport à 2019, même si les emprunts ont augmenté au deuxième trimestre de 2020. Cependant, comme nous le voyons dans nos données, l’augmentation liée à la pandémie de l’épargne et du revenu disponible, qui a contribué à compenser partiellement le niveau d’endettement, ne se retrouve pas dans toutes les tranches socioéconomiques.
- En effet, les ménages à faible revenu (moins de 50 k$) continuent de ressentir des difficultés financières, les deux tiers (67 %) déclarant qu’ils ne font que s’en sortir (53 %) ou prendre du retard (14 %). D’autre part, ceux qui gagnent 50K-75K $ par an sont plus susceptibles de dire qu’ils vont de l’avant (43-46%) ou se sentent en sécurité financière (12-14%). Les ménages à revenu de plus de 100 K $ se sentent beaucoup plus en sécurité financière (20%) et vont de l’avant avec des économies (55%), alors qu’aucun ne dit qu’ils prennent du retard.
Par conséquent, la pandémie pourrait entraîner une polarisation accrue des milieux socioéconomiques du Canada, ce qui soulève des défis importants pour les décideurs fédéraux et provinciaux.
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