Le 20 août 2020 – Publié dans le Toronto Star d’aujourd’hui, le sondage national de Pollara auprès des parents d’élèves canadiens révèle que, bien que la plupart d’entre eux soient susceptibles de renvoyer leurs enfants à l’apprentissage en classe, environ la moitié d’entre eux ont des préoccupations et des doutes importants quant à la sécurité du plan de retour à l’école covid-19 de leur gouvernement provincial. En effet, plus d’un tiers préfèrent que le plan soit amélioré pour réduire les risques pour la santé liés à la COVID, même s’il retarde la rentrée scolaire.
Bien que de nombreux Canadiens aient pu penser que la rentrée scolaire serait une période de réduction du stress pour les parents, ces résultats suggèrent que la nouvelle année scolaire s’annonce comme le contraire – une période de stress beaucoup plus élevé en raison des préoccupations pour la sécurité des enfants face à la COVID-19.
Ce sont quelques-unes des conclusions d’un nouveau sondage en ligne mené par Pollara Strategic Insights entre le 11 et le 16 août 2020 auprès d’un échantillon aléatoire de N = 879 parents canadiens ayant au moins un enfant âgé de 16 ans ou moins qui est inscrit à la maternelle, à l’école primaire ou à l’école secondaire. Une marge d’erreur ne peut pas officiellement se voir attribuer une marge d’erreur aux sondages en ligne. Un échantillon probabiliste de cette taille comporte une marge d’erreur de ± 3,3 %, 19 fois sur 20. Les données ont été pondérées pour s’assurer que l’échantillon reflète la répartition par sexe et par région de la population cible.
Dans l’ensemble, les plans de retour à l’école de la COVID-19 du gouvernement provincial n’inspirent pas une approbation ou une confiance élevée à l’extérieur du Québec. À l’échelle nationale, environ la moitié (52 %) des parents d’élèves approuvent le plan de retour à l’école de leur gouvernement provincial, et un tiers (35 %) désapprouve. De plus, moins de la moitié des parents sont confiants (47 %, contre 43 % ne sont pas confiants) que le plan de leur province protégera leurs enfants contre la COVID-19.
- Les cotes d’approbation varient d’une région à l’autre du pays, seuls le Québec et le Manitoba enregistrant l’approbation majoritaire. Les parents de l’Ontario (46 % approuvent contre 42 % désapprouvent) et de l’Alberta (50 % approuvent contre 40 % désapprouvent) sont les plus susceptibles de désapprouver les plans de leur gouvernement provincial. Notamment, les parents québécois sont – de loin – les plus susceptibles d’exprimer leur approbation (69 % approuvent et 21 % désapprouvent).
- Les parents de l’Alberta (38 % confiants contre 54 % non confiants), de la Colombie-Britannique (39 % contre 47 %) et de l’Ontario (43 % contre 48 %) sont les moins confiants que le plan de leur gouvernement provincial protégera leurs enfants contre la COVID-19.
Lorsqu’on examine les éléments du plan de leur gouvernement provincial, la majorité des parents croient qu’il est fondé sur les conseils d’experts de la santé, mais la moitié d’entre eux estiment que le plan est précipité (50 %), avec des classes trop grandes (53 %) et une distanciation sociale inadéquate (53 %). Notamment, moins de la moitié (39 %) disent que le plan de leur province est bien pensé et détaillé et que seulement le quart (27 %) estime qu’il est suffisamment financé.
- Les parents québécois sont – de loin – les plus positifs à propos de tous les éléments du plan de leur gouvernement provincial, tandis que ceux de l’Alberta, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique ont les impressions les plus négatives.
Malgré ces préoccupations et ces critiques, sept parents sur dix (70 %) disent que leurs élèves sont susceptibles de retourner à l’apprentissage en classe ou à l’école, tandis que 14 % disent qu’ils retournent en ligne seulement. Une proportion importante (11 %) n’est pas certaine. Un autre 3% disent qu’ils choisissent de faire eux-mêmes l’école à la maison, et 3% disent qu’ils ne permettront pas à leurs enfants de retourner à l’école à quelque titre que ce soit jusqu’à ce qu’il soit sûr pour eux de retourner à l’apprentissage en classe.
- Les parents ontariens sont les moins susceptibles de dire que leurs enfants retourneront à l’enseignement en classe ou à l’école (63 %) et les plus susceptibles de dire que leurs enfants opteront plutôt pour l’éducation à distance ou en ligne seulement (21 %). Par contre, les parents québécois (79 %) sont les plus susceptibles de renvoyer leurs enfants à l’apprentissage en classe.
- Les parents des écoles secondaires (74 %) sont plus susceptibles de renvoyer leurs enfants en classe que les parents d’enfants plus jeunes (parents du primaire : 68 % ; Parents de maternelle : 66 %).
- Parmi les parents qui renvoient les enfants en classe, les principales raisons de ce choix sont leur point de vue selon lequel les progrès scolaires, la santé mentale et la socialisation sont importants – et mieux réalisés en classe.
Cependant, bien que la plupart des parents soient susceptibles de renvoyer leurs enfants en classe en personne, seulement quatre sur dix (43 %) estiment que le plan de leur gouvernement provincial est le meilleur plan possible et devrait être essayé tel quel. Plus d’un tiers (36 %) estiment que le plan est trop risqué et devrait être amélioré , même si cela signifie retarder le début de l’école. Un autre 15% estiment que COVID-19 présente encore une menace trop grande pour permettre aux enfants de retourner à l’apprentissage en classe.
- Dans le Canada atlantique et au Québec, le sentiment qui prévaut est que leurs plans actuels de retour à l’école sont la meilleure approche possible et devraient être tentés. Cependant, dans les autres provinces et régions, les parents sont divisés ou expriment une préférence majoritaire pour l’amélioration de la sécurité du plan, même si cela retarderait le début de l’année scolaire.
Pour plus de détails, y compris les résultats provinciaux et régionaux, veuillez consulter notre rapport et l’article du Toronto Star.